Kung Fu Binh Dinh

Description

Les sessions de Kung Fu à Toulouse se déroulent chaque lundi et mercredi, de 20 h à 21 h (se renseigner sur le planning pour les fermetures ponctuelles tout au long de l’année).

Le style Kung Fu Binh Dinh Binh Dinh est un art martial sino-vietnamien imprégné de Bouddhisme et de Taoïsme, insistant sur le combat rapproché et privilégiant l’utilisation des coudes et des genoux. Son étude et sa pratique permettent progressivement d’approfondir la compréhension de l’art du combat à mains nues, de l’art de l’utilisation des armes, du Qi Gong et du Self-défense.

Racines du Kung Fu Binh Dinh

Vietnam-carte-tinh-dinh-binh-dinhDSCF8037Le style de l’école de Kung Fu Binh Dinh de Me Tran Thanh trouve sa double origine dans les arts martiaux vietnamiens de la région de Binh Dinh et les boxes Shaolin du sud de la Chine connues en Europe sous le nom de Kung-Fu.

Littéralement le mot Kung-Fu (功夫) signifie « maîtrise par le travail » mais est souvent traduit de différentes manières plus poétiques. « Avoir du kung fu » n’est donc pas l’apanage des pratiquants d’arts martiaux. Un cuisinier, un peintre, etc… peut avoir du kung fu s’il excelle dans sa pratique et parvient à un haut degré de maîtrise de son art.

Le véritable terme chinois pour désigner l’art martial est Wu shu (武术, art de la guerre). Pour les vietnamiens, on parle de Vo thuat. En Chine comme au Viet-Nam, il existe une multitude de styles plus ou moins connus, plus ou moins répandus et plus ou moins anciens.

Les écoles se réclamant des Vo thuat Co Truyen sont nombreuses et diverses au Viet-Nam. Elles s’inscrivent le plus souvent dans la lignée de deux grands courants de pratique : l’un se nomme Thieu Lâm (littéralement Shaolin) et l’autre se nomme Binh Dinh et fait référence à la région centrale du Vietnam, berceau des arts martiaux traditionnels de ce pays.


Les grands principes

Le combat à mains nues

Conçu pour se défendre ou prendre l’avantage, poursuivant le vaste objectif d’efficacité, par nature en constante évolution, s’adaptant aux nouvelles contraintes environnementales, comportementales, sociales, l’art du combat à mains nues, puise dans tous les registres. Historiquement, la vitalité des animaux en situation de combat ou de chasse a inspiré les premiers chercheurs. Ainsi, leurs déplacements, leurs attitudes, leurs stratégies ont été étudiées puis systématisés sous des formes codifiées (quyen) où s’enchaînent gestes et techniques. En complément et afin d’atteindre le contrôle des émotions avant et lors de l’affrontement ou pour atteindre un autre niveau de perception, des techniques psychocorporelles et de méditation ont été élaborées par des moines bouddhistes et taoïstes. Aussi, trouve t’on dans le Kung fu Binh Dinh, des formes empruntées aux comportements des moines (le moine en garde, le moine assis, etc.) et aux comportements des animaux étudiés pour leurs aptitudes et leurs vertus (le tigre, la grue, le singe, le serpent, l’ours, la panthère, etc).

La spécificité du Kung fu Binh Dinh se situe dans les choix tactiques du combat :

  • Utilisation de la souplesse contre la force
  • Supériorité des techniques rapprochées
  • Esquive sans résistance

Ainsi le pratiquant (vo sinh) s’attachera à étudier les différentes distances de combat (longue, courte, corps a corps, sol), l’absorption de la force adverse, l’économie d’énergie, et apprendra à frapper avec toutes les parties du corps (poing, tête, coude, doigts, pied, genou, etc).

Le combat avec armes traditionnelles

Lorsque le pratiquant commence à posséder suffisamment les techniques à mains nues et à maîtriser ses mouvements, il se doit d’étudier les armes traditionnelles qui deviendront le prolongement de son propre corps.

Cette pratique lui permettra :

  • d’améliorer sa compréhension de l’art martial
  • d’élever le niveau de perception de son corps dans l’espace
  • d’améliorer sa motricité et la coordination générale de ses gestes et déplacements

Les principales armes étudiées sous des formes codifiées « quyens » sont : le bâton long « roi », le sabre « dao », l’épée « khiem », le tomfa, le nunchaku, le trois-branches et le poignard.

Le Qi Gong

Deux aspects sont complémentaires à la pratique martiale et conjointement travaillés.

Les techniques de renforcement du corps

Pour prétendre à une pratique jusqu’à un âge avancé, le corps doit être éduqué et préparé. Aussi, le renforcement des systèmes musculaires, tendineux et osseux fait l’objet d’une attention toute particulière. Par un travail précis, méthodique et adapté au niveau de chacun, le corps trouve ou “retrouve” toute sa souplesse, son élasticité, sa solidité, sa puissance. Ainsi, le pratiquant, fort d’une bonne condition physique, se met à l’abri des traumatismes, des blessures et des désagréments bio-mécaniques que l’on peut rencontrer dans la vie quotidienne.

Les techniques respiratoires, énergétiques et méditatives

Popularisée sous le nom de Qi gong (Chi Kung), la pratique de techniques basées sur des principes taoïste, bouddhiste, et la médecine chinoise, est fondamentale pour le développement harmonieux du pratiquant. Elle garantit l’épanouissement de l’individu, en particulier dans sa pratique martiale et dans sa vie en général.

Ces techniques favorisent :

  • le contrôle de la respiration, donc de l’oxygénation du corps dans sa globalité
  • la domestication des émotions
  • l’augmentation des champs de perceptions et de sensations
  • la maîtrise du souffle interne (Chi ou Qi)
  • le développement de l’intention (Yi)

Le maître

Maître Me Tran Thanh Pavade lors de ses entraînements

Maître Me Tran Thanh Pavade lors de ses entraînements

Me Tran Thanh alias François Pavade naît en 1954 au Viêt-Nam d’un père indien et d’une mère vietnamienne.

Durant sa jeunesse au Viêt-Nam, le pays connait de nombreux troubles et le jeune Tran ne doit surement son salut qu’à sa rencontre avec les arts martiaux. Il étudie de nombreuses années auprès de plusieurs experts vietnamiens et du moine Shaolin Tich. Puis d’expériences, de rencontres, d’échanges et de défis, Me Tran a synthétisé et conservé les principes et techniques qui lui paraissaient les plus pertinents pour l’ « efficacité en combat » et « l’agir dans la vie ».

L’école, elle, nait à Bordeaux en 1979 et s’installe au 7 rue Cazalis en 1981.

En 1990, à la lumière de plusieurs rencontres en Chine et ailleurs, et d’une pratique personnelle intense, Me Tran souhaite enrichir sa pratique d’éléments techniques et philosophiques issus de la boxe Taï Ji Quan (style Chen) de Me Feng Zhi Qiang de l’école Chen et du Yi Quan auprès de Wang Xuang Jie.

Stage Tran 24 Mai 2010

Me Tran Thanh Pavade dispense chaque année des stages à Bordeaux, invité par ses premiers élèves devenus maîtres à leur tour. C’est l’occasion pour toute l’École Binh Dinh de se retrouver ensemble et de partager.

Entre 1996 et 1998, c’est Me Li Jian Yu, élève direct du fondateur Wang Xiang Zhai qui viendra plusieurs fois à Bordeaux et lui permettra d’approfondir sa connaissance du Yi Quan.

En juin 1999, Me Tran choisit de se retirer de l’enseignement de masse pour se consacrer à d’autres aspects de la « voie ». Il vend sa maison et la salle, confie la pérennité de l’école à ses plus anciens élèves, et s’installe dans la campagne landaise d’où il nous soutiendra, avec bienveillance durant les années qui suivront.

Bien que l’école se soit quelque peu dispersée au départ du Maître, elle ne s’est pas dissoute grâce aux efforts de ses anciens. Force est de constater qu’un lien s’est tissé et que beaucoup ont gardé contact.

Depuis Septembre 2003, Me Tran est revenu à Bordeaux. N’ayant de cesse d’approfondir sa compréhension des arts martiaux tant externes qu’internes, il a élargi sa pratique aux dimensions du soin thérapeutique et préventif. Il continue de prodiguer son enseignement lors de quelques stages et notamment lors du stage de fin saison organisé à Bordeaux qui voit la réunion de tous les clubs.

Le Kung Fu Binh Dinh est donc un art martial sino-vietnamien imprégné de Bouddhisme et de Taoïsme et enrichi des principes d’entrainement du Tai ji quan et du Yi quan. Le Kung-fu Binh Dinh est plus le fruit d’une intense aventure que le seul reflet d’un style traditionnel.


Le lieu

Les élèves et Maître Tran à la salle rue Cazalis

Les élèves et Maître Tran à la salle rue Cazalis

Un entraînement au Dojo rue Cazalis

Un entraînement au Dojo rue Cazalis

En 1981, Me Tran achète un complexe immobilier composé d’une maison et d’une salle (anciennement hangar à bateaux) d’une surface d’un seul tenant d’environ 600 m², exclusivement réservée à l’enseignement et à l’étude de la boxe Binh Dinh.

De très nombreux pratiquants se sont adonnés à l’étude des arts martiaux sino-vietnamiens dans ce cadre quelque peu rustique, mais particulièrement agréable et indéniablement chaleureux. Les anciens se souviendront des énormes poutres apparentes auxquelles pendaient les sacs de frappe, du parquet de contre-plaqué marine d’où dépassait parfois un clou (aïe!), des murs au plâtre effrité couverts d’armes dont la plupart des élèves ne se sont jamais servis, de l’autel avec son bouddha que chacun allait “saluer” en arrivant, avant le cours, … Le froid du parquet en hiver (malgré les bouteilles de butane sensées chauffer la salle), la chaleur étouffante l’été, les plaques du plafond qui tombaient les jours de grand vent, le bruit de l’énorme cloche qui sonnait le début du cours… Autant de souvenirs que nous garderons de notre dojo ! Et si certains n’ont consacré que quelques années à l’art et à la voie, il reste, à ce jour, des pratiquants de la première heure qui continuent de participer activement à la vie de l’école.

Durant 18 ans, à raison de plusieurs cours par jour (du lundi au samedi), une vingtaine d’instructeurs ont été formés en ce lieu. Quelques-uns sont devenus des professionnels de l’enseignement et ont ouvert un peu partout en France des écoles de Kung-Fu Binh Dinh.

La ceinture blanche


La ceinture blanche barrette


La ceinture bleue


La ceinture bleue barrette


La ceinture rouge


La ceinture rouge barrette


La ceinture noire d’école


La ceinture noire 1er dan


La ceinture noire 2ème dan


La ceinture noire 3ème dan


La ceinture noire 4ème dan

Les 12 postures « Bo Phap »

Les 12 postures sont une des bases essentielles du Kung fu Binh Dinh. Certaines sont communes avec d’autres styles chinois ou vietnamiens, d’autres spécifiques au Binh Dinh. On les retrouve dans toutes les formes (quyens) de l’école.

Posture du cavalier

Posture du cavalier

Posture de l'oiseau

Posture de l’oiseau

Posture du singe

Posture du singe

Posture du moine en Garde

Posture du moine en Garde


Posture du tigre

Posture du tigre

Posture de l'épée

Posture de l’épée

Posture du serpent

Posture du serpent

Posture de l'ours

Posture de l’ours


Posture de la panthère

Posture de la panthère

Posture de l'homme

Posture de l’homme

Posture de la cygogne

Posture de la cygogne

Posture du moine assis

Posture du moine assis


Les 6 blocages « Tru Phap »

1er blocage

1er blocage

2ème blocage

2ème blocage

3ème blocage

3ème blocage

4ème blocage

4ème blocage

5ème blocage

5ème blocage

6ème blocage

6ème blocage